Questionnaire 5 : explorer ses intérêts professionnels

Questionnaire 5 : explorer ses intérêts professionnels

Jusqu’ici, nous avons progressivement appris à mieux comprendre notre situation :

Où en suis-je aujourd’hui ?

Qu’est-ce que je sais réellement faire ?

Qu’est-ce qui me motive ?

Qu’est-ce qui est important pour moi ?

Il reste maintenant une question essentielle :

> Qu’est-ce qui m’attire réellement sur le plan professionnel ?

C’est l’objectif de ce cinquième questionnaire consacré aux intérêts professionnels.

Il existe une différence importante entre ce que l’on sait faire et ce que l’on aime faire.

Au fil de notre parcours, nous pouvons avoir développé des compétences dans des domaines qui ne nous attirent plus forcément.

À l’inverse, certaines activités peuvent nous intéresser alors que nous n’avons encore jamais eu l’occasion de les exercer.

Ce questionnaire permet donc de prendre du recul et d’explorer les activités qui nous attirent réellement, indépendamment de notre parcours actuel.

Ce questionnaire s’inscrit dans la continuité de la phase d’investigation du bilan de compétences.

Il vient compléter les informations recueillies précédemment pour commencer à faire émerger des pistes professionnelles.

L’objectif n’est pas de choisir immédiatement un métier.

Il s’agit plutôt d’identifier les types d’activités qui nous attirent : travailler sur le terrain, résoudre des problèmes, créer, accompagner, organiser, gérer des projets, travailler avec des données, avoir des contacts humains ou encore travailler de manière autonome. 

Partir des activités avant de chercher un métier

C’est un choix volontaire.

Demander directement :

« Quel métier voulez-vous faire ? »

peut être difficile lorsque l’on est en pleine réflexion.

En revanche, réfléchir à ce que l’on aime réellement faire permet d’ouvrir davantage le champ des possibilités.

Une même activité peut d’ailleurs être présente dans de nombreux métiers.

Par exemple, aimer transmettre et accompagner peut conduire vers différentes fonctions, selon les compétences, les motivations et les valeurs de la personne.

Le questionnaire permet donc d’abord d’explorer les centres d’intérêt, avant de rechercher les métiers qui pourraient les réunir.

Une autre dimension importante de ce questionnaire est de laisser une place à la curiosité.

Il invite notamment à réfléchir à une activité professionnelle que l’on aimerait essayer, même si l’on ne sait pas encore si elle nous correspond. 

C’est important, car nous avons souvent tendance à limiter nos choix aux métiers que nous connaissons déjà.

Pourtant, une nouvelle piste peut être découverte grâce à une rencontre, une immersion, une formation ou simplement une discussion avec un professionnel.

Une idée n’a pas besoin d’être certaine pour mériter d’être explorée.

Le métier idéal n’existe pas forcément

Il permet plutôt de faire émerger des pistes qui devront ensuite être confrontées à la réalité.

Une piste professionnelle doit tenir compte de plusieurs éléments :

les compétences que l’on possède ;

les compétences que l’on peut développer ;

les motivations ;

les valeurs ;

les intérêts ;

les contraintes personnelles ;

les conditions de travail ;

et la réalité du métier envisagé.

C’est ce croisement qui permet progressivement de passer d’une simple envie à un projet professionnel plus concret.

Les cinq questionnaires forment un ensemble

Nous avons maintenant les cinq pièces de notre démarche :

1. Ma situation professionnelle

→ Où en suis-je aujourd’hui ?

2. Mes compétences

→ Qu’est-ce que je sais réellement faire ?

3. Mes motivations

→ Qu’est-ce qui me donne envie de m’investir ?

4. Mes valeurs

→ Qu’est-ce qui compte réellement pour moi ?

5. Mes intérêts professionnels

→ Qu’est-ce qui m’attire ?

Le cinquième questionnaire permet donc de terminer cette première phase de réflexion en ouvrant la porte vers les pistes professionnelles possibles.

Et après ?

Le travail ne s’arrête pas lorsque les cinq questionnaires sont remplis.

Au contraire, c’est à ce moment que les réponses peuvent être mises en relation pour commencer à réfléchir à des pistes concrètes.

Une activité m’attire-t-elle parce qu’elle correspond réellement à mes motivations ?

Mes compétences sont-elles adaptées ?

Mes valeurs sont-elles respectées ?

Quelles compétences me manquent éventuellement ?

Quelle formation serait nécessaire ?

Quelles sont les réalités de ce métier ?

Ce sont ces questions qui permettent ensuite de passer progressivement de la réflexion à la construction d’un projet.

Un bilan de compétences ne consiste pas à trouver une réponse toute faite. Il consiste à mieux se connaître pour être capable de construire une réponse qui nous ressemble.

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